
Le chanteur sera à Antarès le 5 novembre avec les titres de L’embellie. Un album pour lequel Calogeros’est entouré des meilleurs auteurs.
Pour votre dernier album, L’embellie, vous avez fait appel à des pointures avec lesquelles vous n’aviez jamais travaillé : Dominique A, Jean-Jacques Goldman, Marc Lavoine… C’est vous qui leur avez suggéré les thèmes des chansons ?
Oui… J’avoue que j’en ai soufflé pas mal. Le thème de l’amitié, par exemple, (La chanson de Jean-Jacques Goldman, C’est dit) ou la chanson sur mes filles (Tu n’as qu’à m’attraper de Dick Annegarn). Dans Tu es fait pour voler, je voulais parler de Peter Pan, sans trop savoir pourquoi.
Dick Annegarn m’a alors demandé : « Qu’est-ce que tu faisais, toi, quand tu étais petit ? ». Je lui ai répondu qu’il m’arrivait de voler des disques dans les magasins… Alors on a fait une chanson sur un voleur qui, à la fin, finit par ne plus voler.
Pour la première fois, on vous découvre en tant qu’auteursur le titre Je me suis trompé …
Exact. En fait, j’avais déjà écrit des textes à l’époque des Charts mais je n’en avais pas refait depuis. Et je n’ai pas forcément l’intention d’en écrire plus souvent !
Je suis compositeur avant tout. Quand je compose une mélodie, elle est, en général assez « ambitieuse ». J’entends les cuivres, les cordes… La direction est assez précise dans ma tête.
Mais quand je rajoute mes mots, ils sont moins bons que mes mélodies. Je ne pense pas être un bon auteur. Quand Françoise Hardy fait appel à moi, ce n’est pas pour mes textes mais pour mes mélodies.
Justement, une belle mélodie c’est pour vous « la » condition pour faire une bonne chanson ?
Ce n’est pas une condition, c’est mon style. C’est ma signature. C’est ce qu’on attend de moi.
Vous avez déjà dit votre admiration pour Paul McCartney. Ça vous dirait une chanson avec lui ?
Quel musicien n’aimerait pas collaborer avec lui ? Mais, bon. J’aimerais déjà pouvoir, un jour, lui dire bonjour et lui faire signer ma basse Höfner !
Pourquoi avez-vous choisi la basse comme instrument de prédilection ?
Tous les enfants font un peu de piano ou de flûte à l’école. Mais, à un moment donné, on choisit son instrument. Il y a une sorte de fusion. Ça a été le cas pour moi. J’étais dans un bal et, je ne sais pas pourquoi, je suis resté bloqué sur le bassiste qui jouait sur une vieille Fender. Après, j’ai acheté l’album de Paul Young, The secret of association dont le bassiste Pino Palladino faisait des lignes de basse incroyables …
Recueilli par Olivier RENAULT
Source Ouest France

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